Explorer “son” Cosmos

L’exploration à laquelle nous allons nous livrer, une exploration sincère et intime, requiert une carte précise. Ni vous, ni moi ne voulons être paumés dans notre cosmos personnel à cause d’instruments approximatifs, pas vrai ? Le capitaine a son sextant. Le spationaute son altimètre. Et l’explorateur de ses mondes intérieurs, de quel instrument aura-t-il besoin ?

Ouvrons son inventaire. Parmi les instruments d’exploration que nous partageons vous et moi, les mots se révèlent pratiques… à défaut d’être parfaits. Sur la carte de notre cosmos personnel, les mots permettront de poser des repères, désigner une direction voire de tracer les contours d’un territoire qui s’offre (ou résiste encore) à l’exploration. Pratique. Encore faut-il utiliser le mot juste, avec justesse… sinon notre carte risque d’être faussée.
En bonne place dans notre inventaire se trouve un mot souvent employé dans la littérature qui traite de la réalité dite « subtile ». Je veux parler du mot « énergie ». Les traditions orientales ont résolu la question en nommant « Chi », « Ki » ou « Prana » ce qu’en Occident nous appelons énergie vitale, subtile, spirituelle, de guérison voire « magnétisme ». Qui écrivait, il y a quelques lignes de ça, l’importance de la « justesse » et que notre carte risquait d’être faussée sans « mot juste » pour tenir la barre de notre discernement ? Avec le mot énergie, nous voilà mal barrés !

L’idée d’un flux qui embrasse tout le vivant et interagit avec lui à de quoi séduire. Au moins les poètes. Les rationalistes, un peu moins. Il suffira d’ouvrir un dictionnaire pour s’apercevoir que le mot « énergie » renvoie à un phénomène physique mesurable. Or, l’énergie mise en mouvement lors d’un soin dit « énergétique » échappe à toute tentative de mesure, de quantification et de rationalisation. Qu’est-ce donc que cette énergie ?

Demandez à n’importe quel praticien de l’énergétique :

aucun soin n’est jamais le même.

Vous trouvez ça poétique ? C’est un véritable non-sens pour notre science moderne ! Pire : une imposture. La science est vouée à UNE vérité, la vérité empirique, fondée sur des résultats d’expériences reproductibles. Et c’est tant mieux pour elle. Ce faisant, elle laisse le champ libre aux explorateurs que nous sommes.

Arrivés ici, nous voilà bien avancés.
Nous nous sommes aperçus que le mot « énergie » chevauche le lexique scientifique et décrit un phénomène qui échappe à la description scientifique. Nous nous sommes aperçu également que les cartes étriquées par trop de rationalisme ne nous mèneront pas bien loin.

Arrivés ici, la grande question est :

jusque où sommes-nous prêts à modifier notre carte du Réel ?

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